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Probiotiques

publié le 30 nov. 2013 à 19:18 par J. Sacré   [ mis à jour : 5 déc. 2013 à 20:02 ]

Qu’est ce que les probiotiques?

A quoi servent ils?

Où peut on en trouver?


Une flore bactérienne ou microbiote désigne les milliards de bactéries d’espèces différentes appelées symbiotes qui envahissent la muqueuse d’un organe et qui vivent en parfaite harmonie (symbiose), tant que l’individu est en bonne santé.

Et donc, à chaque organe correspond une flore bactérienne spécifique comme la flore intestinale, pulmonaire, buccale, vaginale, cutanée....

Il y a longtemps déjà, les microbiologistes ont constaté que la composition de la  flore intestinale d’un individu sain différait de celle d’une personne malade et ont découvert qu’en consommant de la levure vivante ou des bactéries lactiques, l’organisme luttait contre la prolifération des bactéries pathogènes.

C’est ainsi qu’ont été mis en évidence les probiotiques, ces micro-organismes vivants qui assurent et maintiennent l’équilibre de la flore bactérienne digestive entre autres.

En effet, les probiotiques sécrètent des enzymes qui facilitent le métabolisme d’aliments indigestes (lactose, amidon…), produisent des vitamines, augmentent l’absorption des acides gras, des protéines et des minéraux, stimulent les défenses naturelles de l’enfant et de l’adulte, réduisent le processus inflammatoire en cas de maladies intestinales ou d’allergies, renforcent la fonction de barrière de la muqueuse intestinale en augmentant la production de mucus ou d’anticorps ou se substituent aux bactéries pathogènes tout en les empêchant de se fixer aux parois intestinales.

Mais lorsque l’individu est stressé, a de mauvaises habitudes alimentaires, est infecté par un agent pathogène d’origine bactérienne, virale, fongique ou suit un traitement médical par antibiotiques..., lorsque son système immunitaire est déficient, l’équilibre du microbiote est perturbé, provoquant l’apparition de diarrhées, de vaginites en cas de déséquilibre de la flore vaginale, de cystites en cas d’anomalie du microbiote urinaire…

De nombreuses études scientifiques n’arrêtent pas d’établir des liens entre différentes pathologies et le déséquilibre de la flore bactérienne, ce qui explique l’engouement des probiotiques et le fait qu’on les recommande pour :

- pour prévenir et traiter la diarrhée infectieuse causée par un virus, une bactérie ou un parasite, en plus de la réhydratation à l’aide d’une solution saline. La plus courante des diarrhées est la gastro-entérite d’origine virale, fréquente l’été et au mois de décembre aussi bien chez les enfants que chez les adultes.

- pour prévenir la diarrhée du voyageur due généralement à la bactérie Escherichia Coli.

- pour prévenir le risque de diarrhée lors de la prise d’antibiotiques chez les personnes sensibles ou autre traitement médical (radiothérapie, corticothérapie..).

- pour prévenir les infections nosocomiales, c’est-à-dire celles contractées à l’hôpital.

- pour traiter les symptômes du syndrome du colon irritable comme les ballonnements, les douleurs abdominales.

- pour faciliter la digestion, régulariser le transit intestinal en cas de constipation.

- pour prévenir les rechutes de colite ulcéreuse.

- en cas d’infections causées par l’Hélicobacter pylori provoquant gastrites et ulcères gastro-duodénaux, en complément des antibiotiques et de l’anti-ulcère prescrits.

- pour traiter les infections vaginales récidivantes souvent dues au déséquilibre de la flore vaginale.

- pour prévenir l’eczéma atopique des enfants à risque.

- pour renforcer le système immunitaire en cas d’infections des voies respiratoires comme la rhinite allergique infantile, des voies urinaires....


On distingue parmi les probiotiques:

- les bactéries dites lactiques car elles produisent de l’acide lactique et servent à la production de certains aliments (yaourt, choucroute, miso…) comme les lactobacilles du genre lactobacillus (L.), les bifidobactéries du genre bifidobacterium (B.), certains streptocoques du genre streptococcus.

- la levure de bière active ou “vivante”, constituée de champignons microscopiques du type saccharomyces cerevisiae ou boulardii , qui, une fois séchée à froid, donne une poudre particulièrement riche en vitamines du groupe B et en protéines.


On parle aussi de prébiotiques, des oligosaccharides qui arrivent non digérés dans l’intestin, là où les probiotiques vont finalement les métaboliser. Le plus fréquent des prébiotiques est l’inuline, extrait de la racine de chicorée mais il y en a naturellement dans l’ail, l’oignon, les asperges, le blé....ils favorisent la production de probiotiques.

Les symbiotiques, eux, sont des produits renfermant à la fois des pré et probiotiques.


Beaucoup d’aliments sont obtenus par fermentation à partir de bactéries ou de levures pour optimiser leur conservation. Dans la plupart des cas, ces micro-organismes sont détruits en cours de fabrication, la nature des bactéries vivantes et actives n’est pas toujours précisée sur l’étiquette d’emballage  et la teneur en bactéries ou levures varie fortement d’un produit alimentaire à l’autre. Les meilleures sources de probiotiques alimentaires sont le yaourt et les autres laits fermentés (kéfir* de lait…) aux goûts variés selon le lait (vache, jument, brebis..) et le processus de fermentation utilisé. Mais on en trouve également sur la croûte de certains fromages fermentés comme le munster, le camembert ... ou des fromages à pâte molle style roquefort…Tout comme il y en a dans certains légumes fermentés (choucroute, cornichons, olives, miso et tempeh…qui sont des pâtes à base de graines de soja…), dans certaines charcuteries et boissons fermentées (kéfir*de fruits, bière…). Des industries alimentaires vont même jusqu’à en rajouter à leurs produits finis comme les céréales, les jus de fruits...

* le kéfir de lait ou kéfir de fruits est obtenu à partir de grains de kéfir, agrégats composés de bactéries et de levures actives vivant en symbiose.

Or ces micro-organismes, pour être qualifiées de probiotiques bénéfiques pour la santé, doivent être vivants et doivent résister à l’acidité de l’estomac pour arriver dans l’intestin en concentration suffisante. Dès lors, il vaut mieux avoir recours aux bactéries lactiques lyophilisées (séchées à une température < à 40°C) ou à la levure de bière Boulardii sous forme déshydratée pour que ces micro-organismes restent viables, redeviennent actifs au contact de l’organisme et soient efficaces. On en trouve sous forme de capsules, le plus souvent entérosolubles (qui vont se déliter dans l’intestin), ou sous forme de poudre à mélanger avec un liquide.

Ces compléments alimentaires sont faits à partir de souches de levures (Cerevisia°...) ou à partir de souches mélangées de L. casei, L. acidophilus, L. rhamnosus, B. lactis, B. longum, stretococcus thermophilus...(Probactiol°, Bacilac°, Lactibiane° , Probiotical°…+ Progyn°, Bacilac fémina°...pour une protection de la flore intime) et contiennent entre 2, 4 et 6 voire 25 milliards de bactéries ou d’UFC (unités formatrices de colonie) par dose.


Pour prévenir et traiter la diarrhée, un des principales indications, il faut prendre 6 à 12 milliards de bactéries lactiques ou 10 à 30 milliards de levure de bière Boulardii. On conseille à une personne sous antibiotiques de prendre des probiotiques pendant et après le traitement, à 2h. d’intervalle. Sinon, on recommande généralement une dose de 1 milliard de bactéries probiotiques en cure de 10 à 15 jours par mois ou pendant tout le voyage (même au-delà pour les voyageurs), pour avoir un impact significatif sur la santé.

Système immunitaire

publié le 4 oct. 2013 à 10:01 par J. Sacré   [ mis à jour : 4 oct. 2013 à 10:02 ]

Qu’est-ce que le système immunitaire?

Qui est concerné par l’immunodéficience?

Comment renforcer le système immunitaire?


Grâce au système immunitaire, l’organisme se défend contre tous les corps  étrangers.

Le système immunitaire est donc essentiel à notre survie.

Il s’attaque aux virus, aux bactéries, aux parasites, aux champignons, aux cellules tumorales…

Dès qu’il y a intrusion d’un corps étranger dans l’organisme, il s’ensuit toute une série d’interactions complexes impliquant de nombreux organes dits “lymphoïdes” (car ils produisent des cellules immunitaires appelées lymphocytes) comme la moelle osseuse, le thymus, la rate, les ganglions lymphatiques, les amygdales….

Sans pouvoir encore tout expliquer, il y aurait même d’importantes connections entre le système immunitaire, le système nerveux et le système endocrinien.


On distingue l’immunité innée (ou non spécifique) et l’immunité acquise (ou spécifique).


La peau est la première barrière physique que rencontre tout corps étranger. Légèrement acide, sèche, la peau est couverte de “bonnes” bactéries qui empêchent toute invasion. Mais il arrive que le corps étranger franchisse cette barrière naturelle, pénètre via la bouche, les yeux, les oreilles, le nez, les voies urinaires et génitales… et atteigne une zone qu’il va infecter. En toussant, en éternuant…., l’organisme parvient parfois à expulser le corps étranger mais pas toujours. Pour lutter contre l’infection qui se propage, le corps va produire des phagocytes (monocytes, neutrophiles, cellules tueuses, macrophages) qui sont chargés d’englober le corps étranger et de le détruire. En cas d’infection virale, ce sont les interférons qui empêchent la multiplication du virus à l’intérieur des cellules et qui stimulent la réaction immunitaire.

L’organisme peut aussi se défendre en déclenchant de la fièvre, ce qui a pour effet d’accélérer l’immunité, dite innée.

Par contre, dans le cas de l’immunité acquise (celle qui se développe avec le temps), le système immunitaire, lorsque l’organisme est attaqué par des molécules étrangères spécifiques (virus ou bactéries), garde en mémoire ces bactéries ou virus, stimule la production de lymphocytes B ou T qui se multiplient et produisent des anticorps contre ces molécules. Ainsi, lorsque l’organisme rencontre à nouveau ces corps étrangers, il réagit rapidement grâce à ses anticorps et prévient la maladie.

La vaccination est également un procédé qui met en place une mémoire immunitaire spécifique : en injectant dans l’organisme une très faible dose d’un virus (tétanos, grippe, hépatite…), le corps va produire des anticorps spécifiques et s’immuniser (se protéger) contre l’infection en question.


Lorsque notre organisme est immunodéficient, il est généralement “fatigué”, il résiste moins aux infections, développe plus souvent toutes sortes d’affections… certaines reviennent même de façon récurrente (vaginite, cystite, verrue, herpès…), cicatrise moins vite...


Qui est concerné?

- la personne âgée qui peut souffrir de dénutrition, a la peau plus sèche, vulnérable…,

- la personne atteinte d’une maladie chronique ou grave (diabète, trouble CV, maladie rénale, infection au HIV, cancer…),

- la personne qui ne respecte pas les mesures diététiques et d’hygiène de base,

- la personne exposée aux produits chimiques, aux polluants atmosphériques,

...


Il est donc important d’équilibrer son système immunitaire pour prévenir toute maladie et n’avoir recours aux médicaments qu’en cas d’absolue nécessité (antibiotiques,....).

D’où il faut veiller à :

- une alimentation saine

- un poids corporel “normal”, éviter le surpoids,

- une activité physique modérée,

- une meilleure gestion du stress,

- un sommeil réparateur,

- ne pas fumer,

- se faire vacciner selon le calendrier vaccinal, suivre les recommandations destinées aux voyageurs ( mesures sanitaires, vaccins, antiparasitaires…)

- se discipliner pour se laver les mains au savon plusieurs fois par jour, laver les fruits et les légumes, utiliser le moins possible des produits chimiques, nettoyer les sanitaires, désinfecter les blessures même superficielles…,

- éviter un animal de compagnie surtout en cas d’allergies,

- aérer et assainir l’intérieur des habitations,

...


Mais régulièrement pendant l’année, il est quelquefois utile de renforcer son système immunitaire, surtout en cas de fragilité, de maladie, de stress… Pour cela, vous avez :

- la propolis* très immunostimulante, composée de résine, de cire et autres acides gras, d’HE, de pollen et de traces de minéraux (silice, zinc, fer…).

*La propolis est une sorte d’enduit assainissant qui colmate les trous à l’intérieur des ruches, déposée par les abeilles qui la fabriquent à partir de résines recueillies sur les bourgeons et l’écorce des arbres (conifères et peupliers) et de leurs sécrétions salivaires.

- les probiotiques, bactéries qui restaurent la flore intestinale et vaginale en stimulant la production d’anticorps dans le corps humain.

- l’échinacée (echinacea angustifolia), surtout en cas d’infection des voies respiratoires.

- l’huile essentielle de citrus limonum.

- le ginseng utilisé en médecine traditionnelle chinoise comme tonique général chez les personnes âgées et affaiblies.

- le béta 1,3/1,6 glucane, substance active extraite du champignon pleurotus ostreatus qui augmente la résistance de l’organisme.

- le zinc, oligoélément jouant un rôle central dans la régulation du système immunitaire, aussi en association avec le cuivre en cas de grippe, de rhume...

- du colostrum “bovin” déshydraté en capsules, riche en immunoglobulines et en protéines, stimulant le système immunitaire ou de l’isolat de lactosérum en poudre renfermant également des immunoglobulines.

Vitamine D

publié le 10 sept. 2013 à 20:23 par J. Sacré   [ mis à jour : 10 sept. 2013 à 20:23 ]

A quoi sert  la vitamine D?

Où trouver de la vitamine D?

Qui peut avoir une carence en vitamine D?


Une épidémie de rachitisme* à Londres dans les années 1920 a révélé qu’elle était due à une carence nutritionnelle en vitamine D et au manque de soleil.

*maladie due à une carence en vitamine D (< à 10 ng/ml) chez l’enfant avec retards du développement moteur et de la croissance. Chez l’adulte, cette maladie porte le nom d’ostéomalacie.

C’est ainsi que la vitamine D (ou calciférol du latin “qui porte le calcium”), nécessaire au métabolisme de l’organisme, indispensable à la croissance et à la solidification osseuse fût découverte!

En fait, la vitamine D comprend un ensemble de provitamines D liposolubles, les mieux  connues étant  l’ergocalciférol (vit. D2 végétale) et le cholécalciférol (vit. D3 animale). L’organisme transforme ces provitamines D principalement en calcitriol (sa forme hormonale active) contrôlant de nombreux gènes qui régulent la prolifération et la différenciation des cellules (D’où le rôle préventif de la vit.D contre le cancer colorectal, du sein et autres), la sécrétion d’insuline (D’où l’impact de la vit.D dans la prévention du diabète de type 1 et 2),...

La vitamine D ne se contente donc pas d’intervenir dans l’absorption du calcium et du phosphore par les intestins puis dans la réabsorption par les reins, son action va bien au-delà de la santé des os et des dents!

D’après de nombreuses recherches, la vitamine D réduirait l’inflammation, la tension artérielle, la calcification des vaisseaux et préviendrait  les troubles cardio-vasculaires.

Grâce à l’action immunomodulatrice du calcitriol, la vitamine D jouerait également un rôle dans les maladies auto-immunes (sclérose en plaques, arthrite rhumatoïde…).

Tout comme il semblerait qu’un supplément de vitamine D stimulerait l’immunité (avec un impact positif sur la grippe, les infections respiratoires voire l’asthme) et réduirait le déclin cognitif chez les personnes âgées et/ou atteintes de la maladie d’Alzheimer.


D’où une importance accrue est accordée à cette vitamine dite “essentielle” alors qu’elle ne l’est pas vraiment puisque nous la synthétisons!

En effet, notre organisme produit, sous l’effet des rayons UVB, du cholecalciférol (vit.D3) qui prend sa forme active de calcitriol, après un passage par le foie puis le rein pour environ 80% de nos besoins, les 20% restants provenant de l’alimentation.

Idéalement donc, pour couvrir nos besoins en vitamine D, il faudrait s’exposer au soleil pendant 15 minutes 3 fois par semaine entre 11 et 14h d’avril à octobre..cela correspond à une moyenne car les personnes à la peau plus foncée ou celles vivant sous des hautes latitudes doivent s’exposer plus longtemps. Et, nous devrions manger au moins 3 fois par semaine des poissons gras, puisque nous trouvons surtout de la vitamine D dans le saumon, le hareng, le thon, l’huile de foie de morue*... Le jaune d’oeuf, le lait  de vache, de soja et de riz, le foie de boeuf en contiennent aussi mais nettement moins. Le choix étant limité, des laits et des jus sont d’ailleurs enrichis en calcium et vitamine D.

* l’huile de foie de morue contient à la fois de la vitamine D et de la vitamine A. En raison de la toxicité de la vitamine A à doses élevées, cette huile n’est plus prescrite comme avant.


Mais, comme on s’applique de la crème solaire pour éviter le risque de cancer cutané, comme on prend l’air moins souvent  en raison des mauvaises conditions climatiques et comme en vieillissant, l’organisme synthétise plus difficilement la vitamine D, on constate dans les pays de l’hémisphère nord une déficience en vitamine D pour près de 80 % de la population, quasiment toutes les personnes âgées et les végétaliens*.

*qui ne consomment ni viande, ni poisson, ni oeufs, ni produits laitiers.


Les valeurs normales de Vit.D3 dans le sang sont de 50 à 125 nmol/l (ou 20 à 50 ng/ml). On parle de carence lorsque le taux sanguin est inférieur à 75 nmol/l (ou 30 ng/ml).

La dose de vitamine D recommandée par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) est de 10 (bébés), 15 (enfants et adultes) à 20 (> 70ans) microgrammes par jour ou 400 UI - 600 UI - 800 UI par jour.  

(1 microgramme équivaut à 40 UI pour Unités Internationales).


Généralement, on recommande un supplément de 10 microgrammes par jour (soit 400 UI) toute l’année ou de 1000 UI en hiver d’octobre à avril, pour les personnes à risques, c’est-à-dire les personnes âgées, les personnes à la peau plus foncée et/ou s’exposant peu, les personnes atteintes d’ostéoporose (en complément du calcium).

Le taux sanguin en vitamine D des personnes obèses est toujours très faible car la vitamine D, liposoluble, s’accumule en partie dans leur graisse corporelle… Il leur faut prendre un supplément. De même, la teneur en vitamine D des complexes de vitamines et de minéraux pour femmes enceintes et allaitantes est toujours plus élevée que celle des complexes classiques car la vitamine D exerce un rôle sur le développement osseux du foetus et la croissance chez l’enfant.

Sinon, dans tous les autres cas, il faut au préalable doser le taux sanguin de vitamine D avant de prendre un supplément, même si certains chercheurs suggèrent actuellement d’augmenter les doses jusqu’à 2000 UI par jour pour diminuer l’incidence du diabète, du cancer, des troubles cardiovasculaires et des maladies auto-immunes.


La vitamine D existe sous forme de capsules contenant de la vitamine D liquide et de comprimés dosés de 200 à 1000 UI de cholécalciférol (vit.D3) (Metagenics Vitamine D°, Pharma Nord D-pearls°…), ou sous forme liquide, une goutte correspondant à une dose variable de 400 à 1000 UI (D-cure°, Bio-D Mulsion Biotics°,...).

Les ampoules buvables sont généralement plus concentrées (de 25 000 UI à 150 000 UI) (D-cure°, Uvedose°), permettant une prise hebdomadaire ou mensuelle, ce qui améliore la compliance chez le patient.

Il n’est pas dangereux de prendre une dose unique de vitamine D (pour 1 ou 2 mois) car une fois absorbée, elle s’accumule dans les graisses et ne passe dans la circulation qu’en fonction des besoins de l’organisme.

Enfin, il existe des spécialités contenant du calcium (500 à 1000mg) et de la vitamine D(200 à 800 UI) (Stéovit°, D-Vital Ca°, D-cure Ca°…) prescrites en cas d’ostéoporose, à prendre avec le repas... alors que la vitamine D peut être prise indépendamment des repas, à n’importe quel moment de la journée.

Hypertension artérielle (HTA)

publié le 6 avr. 2013 à 12:03 par J. Sacré   [ mis à jour : 30 oct. 2013 à 19:47 ]

Qu’est-ce que l’hypertension artérielle?

Pourquoi l’hypertension est-elle dangereuse?

Comment traiter l’hypertension?

L’hypertension ou tension artérielle élevée, cela signifie que les parois des vaisseaux sanguins subissent en permanence une pression trop importante chaque fois que le sang est expulsé du coeur via les artères vers toutes les parties du corps.

Plus la pression est élevée, plus le coeur doit pomper!

Quand le coeur se contracte, la tension artérielle normale d’un individu (ou pression systolique, P.A.S) est de 120 mmHg*. Quand le coeur se relâche, elle est de 80 mmHg, c’est la pression diastolique (P.A.D).

* L’unité de mesure de la pression artérielle est le millimètre de mercure.

Une tension artérielle est dite élevée lorsque la P.A.S est supérieure ou égale à 140 mmHg et la P.A.D supérieure ou égale à 90 mmHg.

Une hypertension légère n’occasionne généralement pas de symptômes mais lorsqu’on a fréquemment des maux de tête, des étourdissements, des palpitations cardiaques, des douleurs thoraciques, des saignements de nez..., il vaut mieux contrôler sa tension artérielle. En effet, plus la pression artérielle va être forte, plus elle va endommager le coeur et les vaisseaux sanguins d’organes essentiels tels que le cerveau, les reins...

Et, si l’hypertension n’est pas contrôlée et traitée, cela peut entraîner une insuffisance cardiaque avec un risque d’infarctus, un anévrisme (sorte de renflement au niveau des vaisseaux) avec un risque de rupture, une hémorragie cérébrale avec un risque d’AVC, une insuffisance rénale, voire la cécité...

On constate que dans le monde, une personne sur trois est hypertendue et que l’hypertension artérielle est un des principaux facteurs de risque de morbidité et de mortalité cardio-vasculaires, cérébro-vasculaires et rénales.

D’où l’importance de diagnostiquer au plus vite l’hypertension artérielle pour éviter une HTA sévère avec retentissement sur le coeur, le rein et l'oeil!

Seule la prise régulière de la pression artérielle dans de bonnes conditions permet de détecter une HTA modérée et une mesure bi-mensuelle pendant 3 mois est nécessaire.

Il faut aussi tenir compte de facteurs à l’origine de l’hypertension comme le stress, le tabagisme, l’abus d’alcool, le manque d’activité physique, une alimentation déséquilibrée, l’obésité, le diabète de type 2, l’hypercholestérolémie, la ménopause (et/ou la prise de certains médicaments hormonaux)....ou encore de facteurs génétiques (on décrit des familles d'hypertendus).

Bien souvent, certaines personnes arrivent à contrôler leur tension artérielle en changeant simplement leur mode de vie comme combattre la surcharge pondérale, consommer moins de graisses animales, moins de sel et davantage de fruits et de légumes...( lisez le conseil naturel du pharmacien - avril 2013)

Pour d’autres, par contre, ces changements ne suffisent pas. Il faut ,en plus, instaurer un traitement médicamenteux sous contrôle médical régulier, en tenant compte de l’importance de l’élévation de la pression artérielle, du risque cardio-vasculaire global et/ou de la présence d’une atteinte organique.

En cas d’hypertension non compliquée, on donne d’abord un diurétique thiazidique à faible dose, surtout en cas d’hypertension systolique. L’effet antihypertenseur des diurétiques persiste, même si l’effet diurétique n’est plus perceptible après quelques semaines. Cependant, pour atteindre l’objectif tensionnel de 140/90 mmHg, il faut dans bon nombre de cas, associer le diurétique à une autre classe d’antihypertenseur : un bétabloquant, un antagoniste du calcium, un inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IECA) ou encore les sartans, lorsque le patient développe une toux tenace sous IECA.

Généralement, l’antihypertenseur est administré en une seule prise journalière, en s’assurant que la diminution de la pression artérielle est bien maintenue pendant les 24 prochaines heures. En début de traitement, il peut y avoir un risque d’hypotension artérielle surtout orthostatique qui s’estompe après quelques jours. Chez les personnes âgées, on augmente souvent la dose progressivement. Sachez aussi que l’effet de la plupart des antihypertenseurs est diminué par les anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Malheureusement, un patient, qui doit prendre un médicament contre l’hypertension, le prend généralement ad vitam aeternam.

Magnésium

publié le 4 janv. 2013 à 13:20 par J. Sacré   [ mis à jour : 30 oct. 2013 à 19:48 ]

Qu’est-ce que le magnésium ?
Quand avons-nous besoin de magnésium ?
Quels sont les symptômes d’une carence en magnésium ?
Où trouve-t-on du magnésium?
Effets secondaires ? Interactions ?

Le magnésium est un élément minéral qui joue un rôle important dans le bon fonctionnement du système cardiovasculaire, des muscles et du système nerveux central. Il interagit avec le sodium, le potassium et le calcium et on le retrouve principalement dans les os et les dents mais aussi dans les muscles, le foie et d’autres tissus mous.

Il faut d’abord savoir qu’un certain degré de « stress » est nécessaire et fait partie de la vie. En effet, l’organisme réagit à n’importe quel changement (de bruit, de lumière, de température, d’émotion, un conflit, un traumatisme, une maladie…)en provoquant une mobilisation coordonnée de tous les sens (oreilles, yeux…) avec sécrétion d’adrénaline au niveau des glandes surrénales qui libèrent une hormone, le cortisol, déclenchant une réponse immédiate sous diverses formes (dilatation des pupilles, des bronches, libération de sucre et de graisse dans le sang, accélération du rythme cardiaque, augmentation de la tension artérielle et du tonus musculaire). Lorsque l’adrénaline passe dans le sang et se fixe sur une membrane cellulaire, elle fait monter le taux d’ AMP cyclique et provoque une entrée massive de calcium dans la cellule. Le calcium déclenche la contraction  des muscles et des vaisseaux et exclut le magnésium de la cellule. Le magnésium se retrouve alors dans le sang qui circule jusqu’au rein. Le rein fait passer l’excès de magnésium dans les urines.
Tant que ce « bon stress » reste normal, l’organisme récupère et le taux de magnésium, entre autres, reste constant.
Par contre, lorsque ces tensions se répètent de façon excessive, elles entrainent des modifications organiques importantes, consomment non seulement beaucoup d’énergie mais aussi des composants comme de la taurine (dérivé d’acide aminé soufré qui essaye de réduire les fuites de magnésium au niveau cellulaire), de la vitamine B6 (consommée lors du passage du cortisol au niveau du foie), des antioxydants, du magnésium bien sûr et par la même occasion produisent des radicaux libres. Il en résulte que l’organisme, disposant de moins d’énergie pour réparer en particulier les membranes cellulaires, n’arrive plus à compenser les pertes en magnésium notamment.  C’est alors qu’il faut suppléer par un apport adéquat en magnésium, le besoin en magnésium étant proportionnel à l’intensité du stress. 

Les déficiences magnésiques s’observent généralement dans les situations suivantes : le stress aigu ou chronique ; le sport ; l’hyperactivité liée à un trouble de déficit d’attention (TDAH) ; la croissance des adolescents; un régime déséquilibré avec excès de café, de sucres rapides, de graisses saturées, de produits laitiers ; un terrain de spasmophilie ; la prise de contraceptif, la grossesse, les migraines, le syndrôme prémenstruel ou l’ostéoporose chez la femme ; l’alcoolisme ; les maladies de malabsorption digestive ; la prise de certains médicaments tels que certains diurétiques (hydrochlorothiazide°, furosémide°), certains antibiotiques (gentamycine), l’immunosuppresseur cyclosporine°, l’anticancéreux cisplatine°, certains neuroleptiques.

Les symptômes observés en cas de carence en magnésium sont nombreux et peuvent être d’ordre neuromusculaire (fatigue, fourmillements, crampes, tremblements, contractures, myalgies…), neuropsychique (anxiété, réveils nocturnes, hyperventilation, irritabilité, perte de mémoire, baisse de concentration…), digestif (aérophagie, reflux gastroduodénal, hoquet, diarrhée…), respiratoire (oppression respiratoire, boule dans la gorge…), allergique (rhinite spasmodique, eczéma, asthme…), cardiovasculaire (palpitations, tachycardie, acouphènes, migraines, risque thrombo-embolique…), gynécologique (rétention d’eau, perturbations du cycle…), cutané (hypersudation, perte de cheveux…).

Au quotidien, on retrouve du magnésium dans les aliments comme les légumineuses, les oléagineux, les légumes à feuilles vert foncé, les fruits de mer, les céréales complètes et la levure de bière. Il est intéressant de boire également une eau minérale riche en magnésium et/ou de l’utiliser pour les soupes et la cuisson des légumes.

Si l’on recourt à un supplément de magnésium, il est important de choisir un sel de magnésium qui ne provoque pas de diarrhée et qui n’irrite pas l’intestin, autrement dit de préférence un gluconate, un citrate ou un bisglycinate de magnésium plutôt qu’un carbonate, un gluconate, un sulfate, un hydroxyde, un oxyde de magnésium… En effet, plus le sel de magnésium est biodisponible et soluble dans l’eau, mieux il est assimilé par l’organisme et moins il a d’effet laxatif. On pourrait prendre du chlorure de magnésium, biodisponible et hydrosoluble, mais en plus du magnésium, il apporte du chlorure, un élément acidifiant qui peut perturber l’équilibre acido-basique et qu’il faut éviter. Il en est de même pour le lactate de magnésium qui lui, apporte de l’acide lactique qu’il n’est pas bon d’accumuler dans l’organisme. 

Avant d’acheter votre nutriment de magnésium, pensez donc à vérifier la nature du sel et la teneur en magnésium qui, généralement , doit être par prise, de 350mg de magnésium pour les plus de 13 ans, de 280mg pour les enfants de 9 à 13 ans, de 110mg de 4 à 8 ans et de 65mg de 1 à 3 ans. L’apport nutritionnel recommandé pour les hommes est de 420mg par jour (410mg pour un garçon de 14 à 18 ans) et varie de 350 à 400mg pour les femmes (360mg pour une fille de 14 à 18 ans) mais on peut prendre juqu’à 1gr de magnésium par jour en 3 prises aux repas (en cas de crise de tétanie, d’hypertension…). 
On trouve du magnésium sous la forme de capsules, de comprimés, de poudres divisées, d’ampoules buvables (Promagnor°, Magnécaps°, Magnéspasmyl°, Mag 2°, Ultra-Mg°…)

Lorsque le déficit magnésique est dû à un état de « stress », pensez, en plus d’un mode de vie équilibré et d’une alimentation appropriée, à faire une cure de magnésium sous forme de glycérophosphate, associée à de la taurine et de la vitamine B6 (Métarelax°, Ergymag°…). Le magnésium et la taurine agissent en synergie et ont un effet calmant sur les muscles, les nerfs, les neurones et de nombreuses cellules comme celles du cœur. La vitamine B6 sert à produire deux messagers anti-anxiété, le GABA (acide gamma aminobutyrique) et la sérotonine.

Une grave maladie rénale est la seule contre-indication connue à la prise de magnésium. Le patient doit consulter un médecin avant de prendre du magnésium, s’il est sous traitement diurétique type amiloride°. Et,  comme le magnésium réduit l’absorption d’antibiotiques type tétracyclines, de nitrofurantoïne ou d’alendronate et d’étidronate (utilisés dans l’ostéoporose), il est conseillé de prendre la dose de magnésium à 2 heures d’intervalle.

Source : www.passeportsante.net et « Le programme de longue vie » des Dr JP Curtay et Th Souccar

Allergies saisonnières

publié le 20 sept. 2012 à 12:21 par J. Sacré   [ mis à jour : 22 avr. 2013 à 14:18 ]

- Consultez le calendrier pollinique en Belgique sur www.airallergy.be ou www.polleninfo.org pour d’autres pays européens.
- Evitez les activités en plein air,
- Portez des lunettes solaires,
- Gardez les portes et les fenêtres fermées, n’aérez qu’après une averse,
- Ne séchez pas le linge à l’extérieur.

L’air que nous inhalons chaque jour est loin d’être pur, il contient toutes sortes d’allergènes auxquels nous pouvons être sensibles. 
A côté des acariens et des poussières, présents toute l’année, il y a les pollens des arbres de janvier à mai, les pollens des graminées de mai à fin juillet et les pollens des herbacées de juillet à octobre.

Si nous éternuons, si nous avons le nez bouché ou qui coule, si nos yeux pleurent ou chatouillent, si nous perdons partiellement notre odorat, c’est que nous souffrons d’allergie respiratoire, due à une libération d’histamine dans l’organisme.

Avant toute médication, il est important de respecter quelques consignes comme:
- prévenir les crises allergiques en repérant le pollen responsable d’après le calendrier pollinique.
- aérer la maison le matin car l’air en fin de journée est chargé de pollens.
- porter des lunettes solaires pour se protéger les yeux et éviter de sortir dans les campagnes, surtout lorsqu’il y a du vent.

Lorsque l’allergène est identifié, certains médecins proposent de désensibiliser le patient mais ce n’est pas toujours concluant. On a recours alors aux antihistaminiques oraux classiques du type cétirizine°, fexofénadine° ou locaux comme le livostin° ou l’allergodil° mais il faut savoir que des remèdes naturels peuvent aussi atténuer les symptômes allergiques.
En homéopathie, on peut prendre un comprimé APP° ( Boiron Unda) par semaine, 1 mois avant la date présumée de l’allergie ainsi que pendant toute la période sensible.
Et dès que les symptômes apparaissent, on peut ajouter plusieurs co par jour de Rhinallergy° (Boiron Unda) ou de Luffa heel° (Heel).
Localement, il y a le spray nasal Luffa° (Heel), le spray Nasaleeze° (VSM) qui forme un voile empêchant la pénétration des allergènes au niveau des muqueuses, le spray pollinosan°(Vogel) ou encore la pommade Homéoplasmine° (Boiron Unda) en cas d’irritation nasale.
Les irritations oculaires peuvent être apaisées avec les stillidoses d’Euphrasia° (Boiron Unda), d’Oculo heel° (Heel) ou d’optilan°(VSM).

Pour les adeptes des granules homéopathiques, il suffit de prendre 5 granules toutes les heures jusqu’à amélioration puis espacer les prises:

- d’ALLIUM CEPA 9CH en cas d’écoulement nasal irritant ou oculaire doux,
- d’EUPHRASIA 9CH en cas d’écoulement nasal doux et larmoiement irritant,
- de SABADILLA 9CH en cas de démangeaisons du voile du palais,
- de KALIUM IODATUM 9CH en cas d’irritation au niveau des yeux et du nez,
- de NUX VOMICA 9CH en cas d’écoulement non irritant et d’éternuements.

En aromathérapie, l’HE d’estragon agit sur l’ensemble des réactions allergiques mais surtout sur les symptômes respiratoires.

A la pharmacie 36°8, on peut vous préparer :

- une formule de capsules «maison» contre la rhinite allergique à base d’huiles essentielles autorisées (eucalyptus radié, lavande aspic, camomille, marjolaine, niaouli, ravintsara et romarin) qui soulage rapidement.
- des gouttes nasales à base d’eucalyptus radié, d’estragon et de camomille dans de l’huile végétale de calendula. 
- un mélange à diffuser contenant à parts égales de l’HE de niaouli, d’eucalyptus radié et de citron ou à respirer à base d’eucalyptus radié et de ravintsara.

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